bref, j'en viens à me demander si je ne suis pas en train de reproduire les problèmes que pose l'idéal de l'amour romantique (passionnel, dévorant, etc) sur les formes amicales
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Je m'identifie à ce que tu dis, je vis avec qqun qui a un groupe d'amis depuis le lycée, avec qui les relations sont telles que tu les imagines. C'est assez frustrant, même si j'ai des tas d'ami•es super et très diverses, ms avec qui je n'ai pas ce schéma d'amitié. J'essaie de ne pas trop y penser..
C'est gentil, mais ça fait une dizaine d'années, je crois être passée au-delà de la frustration.
Mais comme toi, je me pose la question d'à quoi ça tient... J'ai vécu à l'étranger et dans d'autres lieux, j'ai peut-être moins gardé le lien, mais j'ai rencontré tellement de gens différents et super...
le fait de bouger souvent (ce fut aussi mon cas, 4 villes en 8 ans) n'aide effectivement pas :/ mais ce n'est toujours qu'un facteur parmi d'autres, souvent plus profonds et difficiles à saisir
J'ai connu toutes formes d'amitiés dont des amitiés extrêmement profondes et intimes, et c'est comme les relations romantiques il n'y a rien à fantasmer parce que comme tu le dis ça peut être destructeur et s'arrêter brutalement.
Courage dans tes cheminements relationnels, c'est pas simple !
complètement d'accord avec vous! en tout cas, il y a un aspect sur lequel je m'en veux : j'adore mes amies et je ne voudrais en changer pour rien au monde, et je regrette ce fantasme de vouloir faire partie d'un groupe et d'être la personne cool et populaire avec laquelle on part en vacances
alors que partir en vacances avec tout plein de gens, c'est un ENFER Antoine. Je te jure que ya pas à fantasmer ça. Les gens qui se font des plans on part à 15 dans une baraque pendant 2 semaines, mais comment je les vois comme des bizarres
je suis jamais déçu de mes vacances solo non plus! le truc, c'est que je n'ai toujours fait que des vacances solo finalement (sauf avec ma famille, et encore aujourd'hui avec ma sœur - ce qui est très cool), ça attise forcément ma curiosité de partir avec des ami-es...
ahahah, nan mais ça c'est un peu l'extrême, je pensais simplement au fait de partir quelques jours avec un-e ami-e (ou deux, ou trois) de temps en temps
c'est ma thérapie d'exposition depuis des années 😭
partir avec une poignée de personnes une poignée de jour et voir à quel moment je craque. Spoil : même avec les gens que j'aime le plus au monde, la réponse est : TRÈS vite. Mais moi je suis asociale as fuck. Je capte ce que tu veux dire en vrai.
Ce qui me fait le plus de peine en lisant tout ça c'est que j'ai l'impression que tu as construit des amitiés qui ont les aspects les meilleurs (et les plus difficiles à construire). Je sais bien que ça va pas trop te remonter le moral parce que ça va rien changer à ton sentiment, et que te dire de
le pire, c'est que j'ai conscience de tout ça (et que je suis très heureux de ces amitiés), mais qu'une partie de moi reste envieuse de ce que j'entrevois autour de moi : des gens qui s'éclatent, qui rient beaucoup ensemble, qui partent en vacances ensemble, etc
c'est comme si je voulais des amitiés plus superficielles parfois, alors qu'il y a de fortes chances que je déteste ça d'ailleurs, mais ne jamais avoir fait partie d'un groupe nourrit chez moi un pseudo-sentiment de manque très fort
Je comprends, de ce que tu dis (tu me dis si je me trompe) que tu cherches à éprouver un sentiment d'appartenance ? Une solidarité, un peu sur le mode familial ? Un lien indéfectible, même si pas toujours très sain ? En tout cas ce que tu dis me parles, j'ai longtemps cherché ce type d'amitiés.
il y a clairement de ça sur la dimension appartenance, mais pas forcément sur l'indéfectibilité par contre (j'avais notamment tiqué sur l'usage de ce mot par Camille Toffoli dans son livre sur l'amitié, dans la même collection que le tien), c'est le mot de "complicité" qui me semble le plus juste
c'est un peu comme si j'opposais intimité (relations profondes, de confiance, dans lesquels il y a un espace pour se confier, où recevoir du soutien affectif et sincère, etc) et complicité (relations plus "éclatantes" avec beaucoup de rires, de références communes, d'activités ensemble, etc)
ma vie amicale est bien remplie sur le plan intime, c'est vraiment très chouette, mais je ne pars jamais en vacances avec des ami-es, je fais très peu d'autres activités autres que de discuter (ce que j'adore hein), j'ai jamais d'anniversaire surprise, etc
J'aurais pu écrire ce thread et je l'ai écrit plusieurs fois sur les dernières années. J'ai vraiment l'impression qu'il me manque un bout du mode d'emploi. Et genre j'ai essayé de poser des questions un peu pour savoir mais je suis pas sûre que les gens répondent franchement.
Personnellement, je me suis mis récemment à prendre du temps en tête-à-tête avec mes amis pour parler de sujets perso et ça m'a vraiment donné l'impression de me rapprocher d'eux d'une autre manière qu'en faisant des activités. Aussi, si ce n'est pas déjà le cas, la thérapie peut aider, clairement !
Je relate beaucoup à ce que tu témoignes ici. J'ai aussi longtemps été frustré·e par mes amitiés. J'ai découvert par la suite que j'étais autiste et TDAH (je ne dis pas que c'est forcément ton cas) et ça m'a aidé à rencontrer d'autres personnes qui fonctionnaient comme moi et ça a allégé les choses
salut (et désolé pour mon délai de réponse), je me suis aussi beaucoup questionné sur la neuroatypie pour un certain nombre de raisons, mais je dois reconnaître que j'ai beaucoup de mal avec cette catégorie en général, pour des raisons que j'ai du mal à expliquer...
mon impression, c'est justement que beaucoup trop de personnes (des psy, des proches, des collègues, etc) ont fait des suppositions sur moi concernant une forme ou une autre de neuroatypie, parfois de manière un peu trop catégorique, alors je préfère éviter de m'en "revendiquer" finalement?
je ne dis pas que c'est ce que tu as fait, désolé si ça pouvait sembler être le cas! c'est juste que malgré une certaine exploration de la question depuis qq années pour mieux vivre ma vie sociale, j'en ai surtout retiré beaucoup de violence psychologique infligée (involontairement) par d'autres :(
plusieurs choses : (1) la récurrence de pseudo-diagnostics non-sollicités - dont j'exclue les psy parce que même si je n'allais pas chercher un diagnostic, c'est le dispositif psy lui-même qui y conduit ; (2) la faible base à partir de laquelle ces pseudo-diagnostics étaient faits ;
Hello ! (aucun souci pour le délai de la réponse) J'avais justement peur que ma réponse soit perçue comme une maladroite interprétation psy de ce que t'évoquais dans ton thread en la mettant en parallèle avec mon expérience perso 1/2
Pour reformuler de manière un peu moins maladroite, je parlais du fait que ton vécu faisait échos au mien mais pour autant je respecte complètement le fait que tu n'aies pas envie de voir ça sous l'angle forcément neuroA. Dans mon cas, ça m'a libéré mais y a pas que cette option-là :) 2/2
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Mais comme toi, je me pose la question d'à quoi ça tient... J'ai vécu à l'étranger et dans d'autres lieux, j'ai peut-être moins gardé le lien, mais j'ai rencontré tellement de gens différents et super...
Courage dans tes cheminements relationnels, c'est pas simple !
S'impliquer émotionnellement ça génère souvent des trucs qui nous dépassent, et d'expérience ça nécessite aussi de la vigilance 😓
Dit la meuf seule en Bretagne.
J'ai des amiEs repas, ciné, voyages, etc.
partir avec une poignée de personnes une poignée de jour et voir à quel moment je craque. Spoil : même avec les gens que j'aime le plus au monde, la réponse est : TRÈS vite. Mais moi je suis asociale as fuck. Je capte ce que tu veux dire en vrai.
le pire, c'est que j'ai conscience de tout ça (et que je suis très heureux de ces amitiés), mais qu'une partie de moi reste envieuse de ce que j'entrevois autour de moi : des gens qui s'éclatent, qui rient beaucoup ensemble, qui partent en vacances ensemble, etc