Je suis sidéré par la façon dont la presse pas trop ouvertement militante (genre Le Monde ou PQR) commente la mise en place de la dictature Trump, c'est-à-dire : comme si on parlait de faits anodins et banals. 1/
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Les autres titres de la PQR je ne sais pas, mais Le Parisien appartient à Arnault, dont les Américains riches sont un gros client, son gendre est actionnaire du Monde…
C'est surtout l'apathie des médias américains, notamment le Washington Post, le WSJ et encore plus le New York Times, qui pose problème. Ils sont en première ligne et minimisent en permanence les actions anticonstitutionnelles de Trump & Co.
Merci. C'est ce qui me terrifie depuis... j'allais dire depuis le début de cette séquence, mais c'est depuis la campagne pour 2016, en fait. Traiter Trump, ses actes, ses paroles, ses plans, comme qqc de normal ou qu'on peut décrire de manière "neutre" est une erreur fondamentale.
Et plus ça se fait, plus je considère les journalistes qui font ça comme des collabos : il n'y a plus d'autre mot valable maintenant que des nazis avérés sont au pouvoir aux USA.
Il menace des juges avec des procédés mafieux afin d'instaurer une tyrannie personnelle ? Il déclare que c'est lui seul, à sa guise, qui décide ce qui est légal ou non ? C'est juste "un conflit entre Trump et les juges".
Il proclame que toute critique doit mener en prison ? "Ah, ouais, il dit ça."
Il menace de s'emparer du Canada et du Groenland "par n'importe quel moyen" ? Ce sont juste des "projets", des "annonces", des "ambitions".
Au maximum, c'est "selon Machin qui n'est quand même pas objectif, ce serait pas très très bien ni très légal, mais selon lui, hein ! Nous, ce qu'on en dit..."
Comme si surestimer le danger était le danger de passer pour naïf, pour faible, alors que nous, on a du recul, on ne nous la fait pas. Mais on est passé assez vite aussi sur les chiffres des 60000 morts à Gaza, comme si c'était un chiffre en anciens francs.
Non, je pense que c'est simplement s'adapter à l'air du temps qui considère que la violence politique finalement c'est très acceptable, comme on disait l'autre jour : on a basculé très vite (merci Macron) de "Mais non, untel n'est pas fasciste, il ne tue personne" à "Il est fasciste, il tue. Et ?"
Il faut bien voir que ce qui a précédé, c'est une longue période de déshumanisation de catégories entières de l'humanité (les migrants) jusqu'au déni, voire l'acquiescement à de multiples crimes contre l'humanité qui se déroulent à Gaza et dans les territoires occupés.
La dédiabolisation de la dictature est là, sous nos yeux. On nous inonde de formules et d'analyses allant dans le sens de prétendre que c'est 1/ son droit et sa liberté puisqu'il a été élu alors camembert 2/ une façon comme une autre de faire de la politique et c'est quoi votre problème.
A ce rythme, il réinstaurera la ségrégation raciale avant dix ans (Musk la veut à tout prix) et au lieu de mettre le pays au ban comme l'avait été l'Afsud, on aura plein d'articles nous présentant ce choix comme pas plus problématique qu'une réforme des plaques minéralogiques.
Totalement en phase. Ça me choque tout ça … lire “la logique entrepreneuriale” de Trump au sujet de Gaza alors qu’on parle de l’annexion de territoires.
Je ne sais quoi penser après vous avoir lu. D'un côté, je pense que les journaux que vous citez n'ont pas, pour certains, de correspondants aux Usa, d'autre part, ils font le pari de l'intelligence de leurs lecteurs (on vous donne l'info, à vous de tirer les conclusions).
L'esclavage : l'audacieuse nouvelle politique du travail américain. "Un exemple à émuler", selon Frédéric-Paul-Jean de Patati-Patata, représentant du MEDEF.
Totalement d'accord
La démocratie est bien malade.
Du côté des journalistes dont vous parlez on est en droit de se demander s'ils font réellement leur travail.
C'est exactement ce que je pense, et c'est aussi par ce côté anodin, Trump est un candidat comme un autre, que les médias lui ont permis d'arriver au pouvoir.
C'est aussi pour ça que je pense que la courte vidéo de Barrau où Trump n'est qu'une version grotesque du système est intéressante.
Ça fait un sacré bout de temps que le Monde n'est plus de centre gauche, sauf à considérer qu'aujourd'hui le centre gauche équivaut à la droite de l'ancien RPR.
Le Monde vous une vénération aux macronistes, comme France Inter, ce qui est tout de même hilarant quand on s'attarde sur les griefs qu'a le palais envers lui et l'éviction de ses journalistes. Ils courent après leur maître qui les renvoie à grands coups de badine. Syndrome de Stockholm?
Je pense qu'ils se sont persuadés en 2017 qu'il était à jamais le rempart contre le RN et le soutiendraient même s'il le fait entrer par des portes toujours plus grandes.
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Il proclame que toute critique doit mener en prison ? "Ah, ouais, il dit ça."
Au maximum, c'est "selon Machin qui n'est quand même pas objectif, ce serait pas très très bien ni très légal, mais selon lui, hein ! Nous, ce qu'on en dit..."
La démocratie est bien malade.
Du côté des journalistes dont vous parlez on est en droit de se demander s'ils font réellement leur travail.
C'est aussi pour ça que je pense que la courte vidéo de Barrau où Trump n'est qu'une version grotesque du système est intéressante.